Un réchauffement déjà en marche
La planète a déjà subi plusieurs évolutions de climat, mais jamais à un rythme aussi rapide. Entre 1850-1900 et 2010-2019, l’activité humaine a déjà provoqué une hausse moyenne des températures de +1,07°C (GIEC, 2021).
Malgré les accords internationaux visant à limiter le réchauffement entre +1,8°C et +4°C d’ici 2100, leurs effets mettront du temps à se concrétiser.
L’adaptation est donc indispensable pour anticiper les impacts locaux et réduire la vulnérabilité des territoires.
Quelques résultats des projections à horizon 2100 sur les bassins de la Tille, de l’Ouche et de la Vouge
- Températures : Jusqu’à +3,9°C en moyenne.
- Précipitations liquides : Pas d’évolution significative des volumes précipités sur une année mais modification saisonnière avec tendance à la hausse en hiver et à la baisse en été et intensification des épisodes pluvieux.
- Débits des cours d’eau : Baisse significative d’ici 2050, avec des réductions qui pourraient aller jusqu’à – 41,5% sur certains bassins (ex. : l’Ignon à Diénay).
- Qualité de l’eau : Dégradation accrue (hausse de la température, hausse de la concentration des polluants liée à la plus faible disponibilité en eau).
Une stratégie d’adaptation commune aux bassins de l’Ouche, de la Tille, de la Vouge et de la Nappe de Dijon Sud et un Plan d’action opérationnel (PAO) par bassin
Grâce à un travail collaboratif ayant réuni à plusieurs reprises de nombreux acteurs du territoire lors d’ateliers participatifs, six axes stratégiques ont été identifiés comme prioritaires sur les bassins de l’Ouche, de la Vouge et de la Tille. Ces axes prioritaires ont été déclinés en 24 pistes d’adaptation au changement climatique.
Chaque bassin s’est également doté d’un Plan d’Action Opérationnel (PAO) pour l’adaptation au changement climatique incluant des actions variées ayant vocation à être mises en œuvre par une multiplicité d’acteurs, incluant les syndicats en charge de la GEMAPI.
Un défi pour les territoires : s’adapter en agissant sur les milieux naturels
Face à l’intensification des sécheresses, à l’augmentation du risque d’inondation et à l’érosion de la biodiversité, les territoires doivent repenser leur gestion de l’eau et des milieux naturels.
Les solutions fondées sur la nature constituent des leviers essentiels pour renforcer la résilience des territoires tout en préservant les ressources. En restaurant les cours d’eau et les milieux associés (tels que les zones humides ou les champs d’expansion des crues), et en favorisant l’infiltration de l’eau dans les sols, les milieux aquatiques peuvent retrouver leurs fonctions naturelles essentielles.
Ces actions génèrent de nombreux bénéfices pour la population : meilleure régulation des crues, soutien des débits en période d’étiage, sols plus résistants à la sécheresse, notamment pour l’agriculture. Elles contribuent également à la régulation du climat local, à la création de zones de fraîcheur et au maintien de la biodiversité.
Pour en savoir plus
Vous souhaitez en savoir plus sur l’étude prospective menée à l’échelle des bassins de l’Ouche, de la Tille et de la Vouge ou simplement en apprendre plus sur l’évolution du climat et l’adaptation au changement climatique ? Voici quelques ressources qui pourraient vous intéresser :


